Témoignage d’A.Auderset

A_Auderset 
Lors d’une rencontre de jeunes, l’orateur fit un appel en disant :
– « Nous avons tous des talents… Qui veut les mettre au service de Dieu ? Qu’il se lève ! ».
 
J’étais au fond de la salle et je réfléchissais : il me semblait, honnêtement, ne pas posséder de talents particuliers, je n’avais ni formation, ni métier…
 
Ce soir là, au fond de la salle, je devais être un des seuls à me lever et j’ai dit à Dieu :
– « Seigneur, je ne sais rien faire, je ne suis pas un artiste, je n’ai pas de métier… Je n’ai rien mais, ce rien, je Te le donne… Fais-en quelque chose».
 
À la fin de la rencontre, l’orateur me demanda :
– « Quel est donc ton talent ?
– Je ne sais pas, je me suis converti avec des BD (« Tournesol ») que des gens avaient jetées et que j’ai trouvées aux vieux papiers… Je dessine un peu… Je pourrais peut-être faire des BD…
– Alors, c’est ça ton don ? On va prier pour toi ! »
 
 
Le feu
Je désirais partager avec tout le monde ce que j’avais découvert, cet Ami invisible du nom de Jésus.
Je me suis donc mis à dessiner comme un forcené, de tout mon cœur, tous les soirs, parfois même pendant des nuits entières…
J’entrais à une école d’art d’où je suis sorti avec le diplôme de graphiste.
 
Avec ma femme, nous avions décidé que je me consacrerai au dessin à plein temps.
Au début, je dessinais pour plusieurs journaux. Mais plus je dessinais, plus le compte bancaire s’appauvrissait.
Néanmoins, nous savions que ce que je faisais était important et répondait à un besoin réel pour les gens, car rien de semblable n’existait. D’un commun accord, ma femme et moi avons décidé que nous ne parlerions pas de nos soucis financiers à notre entourage mais seulement à Dieu.
 
 
Seul devant un frigo vide
Un matin, en ouvrant le frigo et le trouvant quasi vide, j’ai eu peur :
– « Me suis-je fait un film ? Suis-je inconscient ? Que vais-je donner à manger à mes enfants demain ? Dieu peut-il vraiment intervenir pour nous nourrir ? ».
Toute la journée, j’ai vécu dans l’inquiétude. Le soir venu, alors que je dessinais à ma table, j’écoutais une cassette de textes de la Bible. Le passage était le suivant :
 
« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » ( Mt 6,31-33).
 
En entendant cela, j’ai demandé pardon à Dieu pour mes inquiétudes, puis, par avance, je l’ai remercié de ce que le lendemain, il nous apporterait à manger. Je me suis endormi paisiblement. Au matin, un vieil homme se tenait à la porte, les bras chargés des produits de son jardin :
– « Ce matin, je me suis dit : et si j’apportais de mes légumes aux Auderset… ? ».
 
Nous avons bien mangé ce jour là, ainsi que tous les jours qui ont suivis.
Pendant sept ans, Dieu nous a littéralement nourris ! Pas avec le même homme, non !
Dieu a beaucoup d’imagination et je pourrais multiplier les exemples…
 
 
Découragement…
Deux mois avant de terminer ma première BD, j’ai eu envie de tout laisser tomber.
Nous n’avons jamais manqué de nourriture, c’est vrai. Mais avec mes souliers troués, mes pantalons déchirés, mon manteau militaire (qui me tenait bien au chaud),  je devais ressembler à un clochard. Le regard des autres me pesait.
Les gens autour de nous partaient en vacances, possédaient une et même deux voitures, avaient la TV, achetaient ce qu’ils voulaient. Moi, je rapportais au magasin les bouteilles consignées en espérant gagner quelques sous.
Et comme si ce n’était pas suffisant, il y avait des tensions entre Éliane et moi. Même si j’allais à l’église régulièrement, je n’avais plus le goût de prier.
 
 
Monsieur le diable…
Un jour, alors que j’errais dans la forêt, « monsieur le diable » qui « s’inquiétait » de mon cas me conduisit à penser :
– «Laisse tout tomber, quitte ta femme, tes dessins, ton Dieu. De toute façon, tu es un mauvais chrétien».
Et j’ai répondu :
– « Non, Jésus est mon ami depuis de longues années. Et même durant des années il a été mon seul Ami : je ne le laisserai pas ».
Puis je me suis dit :
– « Il faut que ça change ! Je vais prier, jeûner, chercher le Seigneur ».
 
J’ai à nouveau ressenti sa paix en moi.
Deux mois plus tard, je terminais ma première BD.
MAIS…je n’avais pas le moyen de l’imprimer.
 
 
Un coup de téléphone
A cette même période, j’ai reçu un appel téléphonique de quelqu’un que je ne connaissais pas.
– « J’ai eu une vision. Je vous ai vu parlant à des milliers de jeunes… Que dois-je faire pour vous ? »
Je ne savais pas quoi penser…
– « Ben…heu, je ne sais pas, monsieur. Quel est votre métier ? ».
– « Je suis directeur d’une entreprise américaine ».
– « Dans ce cas, prêtez-moi 20 000.- francs suisses 15’000 Euro) pour que je puisse imprimer ma BD ! ». Et c’est ce qu’il a fait.
 
 
Boum !
Ma première BD, « Idées reçues » devint rapidement un succès de librairie.
Aujourd’hui, mes BDs sont traduites en 7 langues (dont le chinois). Les ventes ont dépassé tout ce que l’on pouvait imaginer, plus de 100’000 exemplaires. En 2013, l’Atelier Auderset signe un contrat avec les studios de MOONDOG ANIMATION USA, pour la réalisation d’une adaptation d’une BD en dessins-animé.
J’ai reçu 6 prix, 3 fois aux Etats-Unis et 3 fois en Europe (3 fois premiers prix).
Je partage régulièrement mon témoignage à la télévision et aux radios nationales.
 
De nombreuses personnes sont touchées et trouvent la foi.
Voilà ce que Dieu peut faire avec un simple petit gars qui n’avait pas de talent.
Alors imaginez avec vous…
 
 
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