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coop alain auderset

Le saviez-vous ? Dieu est pareil une fois qu'on est hors de l'église !?

Au supermarché!

J'aime bien quand ma femme m'envoie en commission, acheter des trucs débiles comme du beurre (ou autre chose... ce n'est pas que je sois particulièrement obsédé par le beurre, c'est juste un exemple...) Malgré l'impression de déambuler dans une forêt remplie de superficiel, avec des mini-prix orange fluo en guise de feuilles, et partout de la pub pour nous faire croire qu'on a besoin de vide, j'aime ça, car on y rencontre des gens (et du beurre!) J'étais en train d'hésiter entre du pain sec à bon prix et du pain bon à prix sec, (Diantre, que ma vie est compliquée!) Quand tout à coup : PAF! Une dame me salue dans le dos. C'était la maman d'un copain de mon petit Benjamin, Et c'est parti pour les grandes banalités: “Comment ça va? Quel beau temps? etc...” Au beau milieu de nos échanges superficiels (eux aussi) aux tons particulièrement enjoués et aux éclats de rires tonitruants, Boum! la douce voix du Seigneur (encore Lui!) qui me rend attentif à une plaisanterie qu'elle lâcha l'air de rien: - “Ha! Ha! Ha! De toute façon, tous les hommes de ma vie finissent par me plaquer, hi ! hi ! hi !(Ils n'étaient pas rugbyman : “Plaquer”, a ici un autre sens) Je fus saisi d'une grande compassion et la regardai droit au coeur. - “Qu'as-tu dit ?” Elle s'arrêta net, et là, en plein milieu du magasin, elle pleura. C'est ainsi que je pus lui parler de l'amour inconditionnel de Jésus pour elle...

À la rue!

Dans la rue, je rencontrai un gars qui boitait, je savais qu'il avait eu la vie difficile (alcool, prison, BD). On papota de tout et de rien quand sans prévenir, CRAC! je lui demandais: - “ Veux-tu que je prie pour ton genoux?” ( argl! qu'est ce qui me prend!? J'ai oublié que je n'étais plus au culte!) Surpris, il bégaya: - “Hein? Quoi?! Heu... si tu veux” et là sur le trottoir, je priai à haute voix pour lui... Non, non, pas à genoux en hurlant en direction de Jérusalem, mais simplement, les yeux ouverts pour ne pas le gêner face aux passants... Quelque chose se déplaça dans son âme, il était très touché (on s'en fout du genou!) c'est ce que je vois à chaque fois qu'il m'arrive de le croiser à nouveau...

À la maison!

Les biscuits étaient déjà chauds, sortis du four, et ma foi... Sans beurre!
Alain
Extrait  tiré de  Rendez-vous dans la forêt 1" ["post_title"]=> string(28) "Co-mission pas pour beurre !" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(26) "co-mission-par-pour-beurre" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2018-02-09 15:17:15" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2018-02-09 13:17:15" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(32) "http://www.auderset.com//?p=9077" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_title_ml"]=> string(156) "[:fr]Co-mission pas pour beurre ![:de]Im Auftrag meiner Frau und des Herrn unterwegs[:en]Bring me just butter, please![:es]Ir de compras con una misión [:]" ["post_title_langs"]=> array(4) { ["fr"]=> bool(true) ["de"]=> bool(true) ["en"]=> bool(true) ["es"]=> bool(true) } }

Co-mission pas pour beurre !

Le saviez-vous ? Dieu est pareil une fois qu’on est hors de l’église !? Au supermarché! J’aime bien quand ma femme m’envoie en commission, acheter des trucs débiles comme du beurre (ou autre chose… ce n’est pas que je sois … More… More…

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Du concept au concret Sandrine vit une amitié avec Dieu, une relation qui la comble, lui apporte sécurité et équilibre. Elle est prof d'arts plastiques dans un lycée, mais pour elle, c'est bien plus qu’un gagne-pain. En effet, le destin de ses élèves et de sa ville lui tient réellement à cœur. Mais aucun manuel scolaire, aussi bien soit-il, ne pourra jamais leur transmettre cette étincelle divine qui donnera à leur vie tout son sens.   Alors, après mûres réflexions, elle m’appelle en renfort. Et pendant une année, chaque jour, elle demande à Dieu que mon passage puisse bouleverser positivement le train-train quotidien de Pontarlier (ça tombe bien je viens en train).   La mob Le soir de mon arrivée, je remarque tout de suite les affiches de pub pour mon spectacle de samedi. Sur le coup, ça me fait plaisir… mais quand je prends conscience qu’elles sont partout, collées sur la porte de chaque commerce, alors là, ça me fait presque flipper. Même le journal et la radio locale sont sur le coup. On établit notre QG à la cure catholique – puisqu’on y partage nos repas, tant qu’à faire… Mais je me rends compte que les principales dénominations chrétiennes de la ville sont toutes plus ou moins impliquées dans le projet et en parlent autour d'elles.   Le premier champ de bataille Vendredi, je donne deux shows réservés aux élèves du lycée, dans un petit théâtre d’environ 150 places. Ça me fait une sorte de répèt’ générale pour samedi. Le matin, Sandrine et moi, on est sur place avant tout le monde. Il est tôt, mais l’adrénaline a déjà grave irrigué nos cerveaux. En attendant les lycéens devant cette salle encore vide, on ressent une angoisse qui monte et nous pousse à la prière (c'est ça ou flipper). Nous sortons et immédiatement croisons une rivière tumultueuse à proximité du bâtiment. Les mains au ciel, nous demandons à Dieu de se déverser sur les habitants de cette ville. Si nous avions su alors ce que cette rivière allait charrier, on aurait peut-être modéré notre enthousiasme…   La contre-attaque  Sur les rotules après ces deux premières représentations, j’enchaîne direct avec une séance de dédicaces dans le plus grand supermarché du coin en fin d’après-midi. Cette fois-ci tranquille, en mode décompression, je fais à peine du deux clients à l'heure. J'ai tout le temps de me remémorer la journée, il me semble que le message a fait mouche, que les jeunes ont bien croché. Satisfait du travail accompli, je m'assoupis derrière une pile de livres. A défaut d'attirer les clients, j'aurai eu au moins le mérite de les amuser. A proximité, j’aperçois Sandrine en train de discuter avec un responsable de son école. Quand je lui demande si tout va bien, je comprends qu'il s'est passé un truc anormal. Il y a comme une ombre qui passe sur son visage, elle a la mine grave de ceux qui vont vous annoncer une mauvaise nouvelle. – Alain, ton spectacle a déclenché une série de réactions négatives. Il a scandalisé et les religieux et les athées. Ces derniers disent qu’ils n’ont rien compris à ton message, que c’était du gros n'importe quoi !…   Cette nouvelle, tel un projectile de catapulte lancé par-dessus la muraille, je me la ramasse de plein fouet. Nous sommes tous les deux terrassés, écrasés, KO. Dans ma tête, je revois défiler les visages fermés des profs disséminés dans la salle de spectacles. incapables de se départir de leurs fonctions devant leur élèves pour se laisser emporter par le show, ils m'ont noté comme si je passais un examen.   Sur le coup, je reste sans voix, puis je me confonds en excuses, mais en vain. Le mari de Sandrine nous rejoint avec une petite cuillère (pour nous ramasser). Il fait des pieds et des mains pour nous remonter le moral autour d’une bonne pizza, mais rien n’y fait, nous restons la tête sous l'eau. On a beau s’accrocher à nos souvenirs positifs, nous sommes littéralement emportés par un raz de marée de découragement. Wow, la puissance de la critique… Par instinct de survie, je lance une balise de secours à mon équipe de prière via WhatsApp. Je reçois aussitôt une parole qui m'empêche de sombrer : – « Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse ». Je la saisis comme une perche puis, plus pour me persuader moi-même que par conviction, je lance : – Restons positifs, ces critiques sont l'occasion d’améliorer le scénario ! Et demain, il n'en sera que meilleur.   Le creuset Le soir, je déambule seul dans les rues de Pontarlier que l'hiver a vidées de leurs passants. J'appelle le Seigneur, je recherche Sa pensée, mais ne ressens rien en retour. Je veux bien être persécuté pour une bonne cause, mais là est-ce le cas ?… Peut-être ai-je pris trop de libertés ? Ou suis-je choquant pour rien ?… Je remets en question mon spectacle. Je demande pardon et je supplie Dieu de me montrer si je suis sur une mauvaise voie… Que faire ? Je me sens nul et sans repère. J’aurais envie d’abandonner, mais le courage me revient lorsque je me rappelle que c’est Lui-même qui m’a demandé de me lancer dans les shows.   La nuit, le sommeil ne veut pas de moi. De trois heures à huit heures du matin, je réécris mes sketchs. Alors que le jour lance ses premiers coups d’œil par-dessus l’horizon embrumé, je longe la rivière, encore plus déchaînée qu'hier. Je lève les yeux au ciel pour mendier un réconfort et la force me revient petit à petit. Dans ma poche, je trouve une petite Bible et c’est à travers elle que je reçois comme un SMS de Dieu pour moi qui me dit qu'Il m’aime réellement et me souhaite une bonne santé. C'est hyper-simple, voire banal, mais venant de Lui, ça me soulage tellement que j'en ai les larmes aux yeux : – Seigneur, j'étais inquiet de ton silence d'hier… Mais maintenant, c'est reparti !   Le réarmement Je retourne sur le champ de bataille, heu… au théâtre, le plus grand de la ville, où j'ai rendez-vous avec le technicien. Cette fois, je suis face à 300 sièges avec un grand balcon. Je passe la journée à revoir mon numéro.   Je suis juste attendu pour une dédicace dans une librairie bien en vue de la rue principale, ça me fera une pause… Mais là, personne, je suis seul à ma table de dédicace au milieu de clients cherchant leur bonheur ailleurs. Oh purée ça fait mal, ça aussi… Le gérant, roi des bons types, m’achète un livre et m'assure que ce n'est pas par pitié, mais par un réel intérêt. Je retourne à la salle un peu titubant (la contrariété, ça saoûle), m'appuyant sur Dieu pour ne pas trébucher.   L'ange Morgane, une jeune spectatrice, est déjà sur place, quatre heures en avance (!). Elle m'encourage comme elle peut, me paie un sandwich à la saucisse turque qui me réchauffe non seulement l’estomac, mais aussi le cœur (ils sont assez proches l'un de l'autre dans la même cage toraxique, c'est pour ça) me conduit à un bistro pour que je puisse réécrire encore et encore mon spectacle à l'abri de la pluie. Puis elle revient de temps en temps pour voir si je vais bien, me paie un café et se retire discrètement pour me laisser écrire. Les heures s'écoulent tel un torrent en furie, je n'ai pas le temps de tout revoir que me revoilà dans les coulisses. Le théâtre est plein à craquer !   Le spectacle Je pense qu’il s’agit d'une belles performances puisque le public rit à gorge déployée. Les gens sont aussi profondément touchés, des commentaires pleuvent à verse, même plusieurs jours après le show. Remise en question personnelle pour les uns, « baffe existentielle » pour d’autres, et un instant de franche rigolade après une dure semaine de travail pour tous. Mais le meilleur, c’est que selon les gens du coin, la moitié de mon auditoire entendait l'Evangile pour la première fois !   Le lendemain, je suis orateur dans une petite église. Pendant le culte, je ressens fortement la présence de Jésus, beaucoup sont touchés par Lui. On prie tout spécialement pour Sandrine et son mari. Leurs joues ruissellent de larmes d'émotion et de guérison. Nous remercions le Seigneur pour le retournement de situation que nous venons de vivre, et Sandrine retrouve le courage de reprendre son travail et d’affronter ses collègues après ce week-end mouvementé. Pour elle, le combat continue.   Retour à la caserne Sur le quai de la gare, ma tête déborde encore de tout ce que je viens de vivre. Heureusement que ce n’est qu’une expression, car si ça faisait de vrais flots, ça emporterait tous les voyageurs autour de moi. Le train entre en gare et je me fonds dans l'anonymat des passagers. Tel une aquarelle, le gris du ciel se mélange déjà avec le noir de la nuit lorsque j’arrive à la maison. D'autres épreuves d'envergure m'y attendent dès le lendemain (décidément, on veut ma peau !). Mais je suis ragaillardi par cette aventure, cette récente victoire est là, quelque part en moi, tel un échafaudage solide qui me tient debout.   Ce matin, je me suis levé à 4 heures pour marcher dans la forêt. Je demande à Dieu plus de carrure à mes épaules, car c'est Lui ma force, ce ne sont pas mes victoires! Je prie tel un aspirateur levé au ciel pour de l'inspiration en faveur de « Rendez-vous dans la forêt 3 », le livre sur lequel je bosse. J'ai la pêche, l''envie d'en découdre!  Je vais en avoir besoin car d'ici deux semaines, je repars à l'assaut d'une autre ville de France avec le même spectacle.   Le 17 février prochain, je serai à Pau. http://www.auderset.com/news/papa-show-a-pau   Le 3 mars, en Alsace, à Volgelsheim. http://www.auderset.com/news/le-papa-show-vogelsheim   Le 15 mars, ce sera « La légende de Mi » à Estavayer-Le-Lac. http://www.auderset.com/news/la-legende-de-mi-estavayer-le-lac   Une offre à ne pas rater : Le DVD de mon précédent spectacle à 1/2 prix !!! 12.- CHF (9.60 EUR) au lieu de 24.- CHF http://www.auderset.com/shop/product.php?id_product=79#
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La bataille de Pontarlier

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Grand-papa Paco quitte pour la première fois l'Espagne*, il vient nous visiter en Suisse.

C'est quelqu'un de paisible et de disponible. Peu importe le temps qu'il lui reste, il le partage généreusement et sans compter avec les autres. Ensemble, on a construit une cabane de rêve sur le grand chêne à côté de la maison.

Se balader avec lui au village est un réel plaisir. Le petit homme kiffe tout ce qui lui passe devant les yeux, (toute la Suisse en fait !), c'est jouissif d'être avec lui. Par-contre, il ne pipe pas un mot de français, rien, mais il n'en a absolument rien à carrer, à tel point que c'en est presque spectaculaire.

Par exemple, lorsqu'on croise un homme en train de nourrir des bégonias, géraniums ou autres carottes exotiques avec des croquettes dans son jardin (oui, je sais, on ne devrait pas donner de la viande de bœuf aux bégonias !), Paco s'approche de la clôture et lance immédiatement la conversation :

- Hola ! Mira que flores tan bonitas teneis usded !

Décontenancé, le jardinier du dimanche rétorque quelque chose du genre :

- heu... désolé, je... no comprendo

Alors mon grand-papa fait des gestes, lui montre les fleurs du jardin pour le féliciter de leur beauté, paskil les trouve (bien sûr...!) exceptionnelles. L’horticulteur en herbe, touché du compliment le gratifie d'un merci gêné, (pas besoin de savoir la langue pour comprendre un vrai merci).

Grand-papa Paco enchaîne immédiatement en parlant de plein d'autres choses (en espagnol) sans s'inquiéter moindre du monde du désarroi de son interlocuteur. Le Suisse, de nature respectueuse, se concentre pour comprendre et répondre de son mieux. Sorti de son confort convenu de non-dits un peu ennuyants, le voilà maintenant engagé dans l'aventure d'une « discussion » aux couleurs exotiques.

Je suis alors le témoin de la naissance d'un nouveau jargon qui leur est propre et qui n'appartiendra qu'à eux deux. Il est composé de mots empruntés à leurs deux langues respectives, de grands gestes proches de la chorégraphie, de paroles bégayées et de rires réciproques. Lorsque mon grand-père reprend son chemin où il l'avait laissé, les deux nouveaux potes se saluent chaleureusement l'un l'autre. Le jardinier retourne à sa terre, le nez dans ses fleurs (c'est bien connu le bégonia fait des bisous sur le nez lorsqu'on le nourrit correctement), le sourire en plus (ça a dû lui rappeler les vacances).

Il était comme ça mon grand-papa, tout le monde l'aimait (impossible de faire autrement).

 

Le plus beau cadeau de Grand-papa.
La cabane de grand-papa n'est plus.
Elle a été complètement démontée par le temps, mais elle est restée intacte dans mon souvenir. Et étrangement, malgré les années qui ont passées, la reconnaissance que j'ai eu pour ce cadeau exceptionnel habite encore en moi.

Grand-papa n'est plus non-plus
Mais il m'a laissé cette fantastique leçon de vie qui n'avait rien de scolaire en étant simplement lui-même. En le voyant, j'ai compris que le désir d'entrer en contact avec son prochain (ainsi que du suivant) est plus important que le moyen d'y parvenir. Car le manque de moyen est souvent une excuse pour ignorer que les véritables barrières sont les préjugés.

Mais le plus beau cadeau que grand-papa m'ait laissé, c'est encore une maman exceptionnelle qui n'aurait pas été la même sans lui.

 

* C'est aussi lors de ce voyage qu'il voit la mer pour la première fois.

 

Cette article en:   anglais   allemand   espagnole "
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Abuelo Paco

Grand-papa Paco quitte pour la première fois l’Espagne*, il vient nous visiter en Suisse. C’est quelqu’un de paisible et de disponible. Peu importe le temps qu’il lui reste, il le partage généreusement et sans compter avec les autres. Ensemble, on … More… More…

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Meilleur ami

Jésus est incontestablement mon meilleur Ami. Bien qu'invisible, Il est la personne avec qui je partage le plus de temps de qualité dans une journée.
Mon deuxième meilleur ami a longtemps été Benjamin, mon fils*.

Je ne sais pas si c'est normal pour un adulte d'être ainsi pote avec un enfant...? (avec ce que j'ai dit précédemment, on est plus à ça près!). Mais c'est comme ça, on aime passer du temps ensemble, aller à la piscine, se donner des coups de mains, parler de nos rêves, en avoir en commun, rire, regarder des dessins animés et faire les devoirs ensemble qui finissent souvent en pire déconne (surtout avec les cours d'allemand quand j'imite le chef de Gestapo mytho).

* A différents moments de vie, j'ai aussi vécu cela avec chacun de mes 4 enfants.

 

La porte de la chambre
Insidieusement, une petite distance s'est installée entre nous. Lui qui me disait tout a commencé à se lancer dans des projets perso sans m'en parler, à avoir des secrets.

Que se passe-t-il? Aïe, j'ai dû dire ou faire un truc qui l'a blessé sans m'en rendre compte?! Mais quand je lui demande, il me répond d'un air détaché :

- Tout va bien, t'inquiète...!

Quatre mots qui closent la conversation et me voilà sur le pas de la porte de sa vie privée. Je n'insiste pas, mais je crois bien qu'il a contracté l'adolescence et ça m’inquiète grave... C'est terrible, ça peut le rendre définitivement adulte! (genre à mettre des cravates, à me transmettre des salutations distinguées et à trouver ringard les batailles de coussins!?)...

Lorsque je m'en ouvre à sa maman, elle me dit :
- Mais voyons Alain, c'est normal, c'est le cycle de la vie, il te reviendra...

Pfff… je le savais déjà en fait, mais c'est trop nul qu'elle ait raison, alors je m'en fais une aussi.

Nouveau régime

Relativiser (don't worry, easy man!), c'est ma nouvelle résolution, mais chaque fois que je décèle une ombre sur l'expression du visage de Benjamin, celle-ci passe immédiatement sur le mien. L'imaginer seul dans une épreuve quelle qu'elle soit me tord les entrailles (c'est un comble, c'est lui qui rentre dans l'adolescence, mais c'est moi qui fait la crise!). Je me glisse alors le plus naturellement possible dans le salon où ma femme se mate une émission pour filles totalement dénuée de bon sens. Je fais semblant de regarder un bout d'émission (mais je ne vais pas tenir longtemps car ça parle de bébés, de look, de se faire belle, de déco**... au secours!), puis discrètement (et surtout subtilement*"), j'essaie de lui soutirer quelques infos sur notre fils (je vous rappelle qu'elle sait tout!). Car, si je respecte sa distance, mon amour pour lui reste intact et je me sens proche de lui comme au premier jour.

Le soir, je frappe à la porte de sa chambre et, l'air de rien, je prends la température de sa journée, remarque son nouveau jeu d'ordi (oooooh trop cool, y a des épées laser!)... mais avant que ça ne ressemble à un interrogatoire de police, je prétexte une activité qui m'attend ailleurs en lui précisant bien que, s'il y a quoi que ce soit qui arrive, je suis dans le coin… et je vais ranger la cuisine (ma femme dirait plutôt que je déplace des objets au mauvais endroit).

*ni même, ne serait-ce un petit vaisseau de reconnaissance, ou une petite baston de bistro intergalactique! ça me dépasse!)

**mais oui, c'est possible!

 

Les noix de cajou
Benjamin aime les noix de cajou. C'est une espèce de noisette d'indiens des îles tellement chère, qu'à mon avis le type qui les ramène sous nos latitudes doit le faire à la nage. Lorsque tout le monde a déserté la maison et qu'il ne reste plus que moi, je cours vers ma petite cachette en-dessous des manteaux (mais ne le dites à personne!) où j'avais dissimulé le paquet de noix de cajou que j'avais acheté la veille. Je choisis le verre le plus mignon de la cuisine (ach, j'aurai dû mieux écouter l'émission de déco!) et le remplis du précieux ingrédient. Ensuite, j'ai beau savoir qu'il n'y a personne en la demeure, je regarde à gauche et à droite avant de rentrer dans la chambre de mon fils et dépose mon présent dans un coin discret de son bureau. Et ni vu ni connu, je m'en vais.

Je ne sais pas s'il réalisera que c'est une marque d’affection pour lui ou simplement se dira :
- Tiens? Des noix de cajou, trop bien!

Et qu'il les avalera aussi sec, sans réfléchir plus loin. Mais m'imaginer sa joie pour ce petit rien, comble la mienne.

La réponse

Mon petit ami me manque... Alors je vais voir Celui qui me reste.

En me baladant avec Dieu dans la forêt, je lui parle de tout cela (bah, de toute façon, il aurait fini par deviner)… Il ne me répond rien, et c'est alors moi qui devine que cette histoire fait écho en Lui. Il est Papa lui aussi, notre Papa.

En y repensant, je réalise que nos églises - notre monde est plein d'adolescents de tous âges - sont dans la même situation que moi et mon fils. Une grande majorité d'enfants qui, malgré leur titre de « croyants » ou de « personnes ouvertes » gardent leur distance. Du coup, j'ai un peu de peine pour Lui (c'est permis ça? Je veux dire, d'avoir de la peine pour Dieu?!)...

Ne nous sommes-nous pas souvent enfermés dans notre vie comme un ado dans sa chambre, (pré)occupés par nos activités, notre travail, nos amours, toutes ces stratégies si importantes à nos yeux, sans jamais réaliser que tout ça c'est souvent aussi virtuel qu'un jeu vidéo? Il ne nous restera pas grand chose (pour ne pas dire rien) de tout ça au moment de notre grand départ!!

Toc! Toc!

Il a fallu quelques balades en forêt, avant que je ne saisisse pleinement le sentiment du cœur de mon interlocuteur des bois. Un je ne sais quoi qui refuse la fatalité me poussant à retourner à frapper à la porte de la chambre de mon fils.

Ça a beau être mon garçon, cette fois au seuil de sa chambre, j'entends mon cœur battre la chamade encore plus fort que ma main sur sa porte. Avec beaucoup d'effort pour que ce soit le moins bizarrement possible, je lui explique ce que vous venez de lire et il m'écoute. On n'a pas pris de grandes résolutions, juste parlé...

Depuis on s'est maté plusieurs saisons d'une série qu'on kiffe tous les deux. Benjamin m'a montré ses dessins en cours (super doué le petit* gars!). Avec son grand frère on a décidé qu'on se ferait une soirée jeux vidéo, un super truc avec des graphismes de ouf (hein? Oui madame, une sorte de « déco », pourquoi...?!) et des combats (enfin!!)… Et cette semaine, accompagnés de quelques autres copains à nous, on va voir le dernier « Guerre des étoiles ». Tiens, c'est étrange : aucune fille n'a voulu venir avec nous (y paraît que pour elles, ça manque de bon sens…)?! Bref, on s'est rapproché.

Nos vies se réaménagent. Ça bouge tout le temps la vie, et ça peut faire peur. Mais, quelque part, il n'y a que quand on est mort que ça ne bouge plus. Parfois ça prend du temps, mais toutes les choses qui s’installent entre nous et nos proches peuvent être déplacés avec l'aide de Papa. C'est le Roi des déménageurs!!

*Euh... c'est moi le petit maintenant!

 

La chasse au trésor
Je pars à la découverte des noix de cajou que Dieu m'a laissées sur le bureau du quotidien de ma vie. Mais oui, vous les avez déjà remarquées vous aussi: ce sont ces petits riens insignifiants: ce rayon de soleil, ce furtif regard plein de considération, ce répit dans nos problèmes de santé, ce sms sympa, cette pause, ce sourire d'une inconnue, cette douce odeur de café du matin, (cette panne de télé inespérée quand c'est ta femme qui regarde), ce chant d'oiseau quand y a trop de silence, cette musique, ce manga trop cool, etc. Tous ces petits riens insignifiants qui nous rappellent qu'il fait bon vivre... et qu'on ne remarque que lorsqu'on en est privé. Je dirais même plus que... Ah? Ça a toqué à la porte de votre cœur là, non?!

Je crois bien que c'est Papa...

Bon, alors je vous laisse en cette fin d'année avec cet histoire qui très probablement vous concerne directement, c'est mon cadeau (ça m'a vraiment pris beaucoup de temps pour l'écrire...)

Je vous souhaite une bonne réconciliation (vous me raconterez)…!!

 

Quelques news de ouf

Youtube
Un grand événement pour l'atelier, voilà plus d’un an qu’on y travaille avec le coeur, les tripes (et un peu les mains aussi) à l'adaptation de la BD sans parole
https://www.youtube.com/watch?v=4JdQlSvh1NM&t=18s
Merci de prier pour que ça touche beaucoup de gens,
A partager autour de vous dans ce but!!

 

Visite en prison :
En arrivant, j’ai vu des gars méfiants qui n’ont pas envie qu’on leur raconte des salades, qui ont mangé des difficultés dans la vie, qui ont le cœur durci pour ne plus avoir mal.
Mais en partant, j’ai serré des mains fermes, fixé des regards sans détour. J’ai pris dans mes bras des gars émus aux yeux humides mais plissés par une joie réelle. Des gaillards touchés de savoir que Dieu tient à eux et qu’il existe pour leur avenir un espoir...

Légende de MI :
J'ai raconté plusieurs fois ce conte que j'ai reçu lors d'une balade en forêt.
Je suis impressionné du nombre de non-croyants, musulmans et même de chrétiens qui ont été touchés aux larmes... Il y a même eu des guérisons miraculeuses !!!

J'engage :
Une secretaire de direction, à temps partiel, 22.- CHF de l'heure.

Je loue :
2 chambres rénovées dans ma maison, avec salon, cuisine, salle de bain, et des amis (c'est une expérience à vivre!)
La petite    200.- CHF/mois
La grande  400.-CHF/mois

Goodies
Avez-vous bien reçu les goodies que vous avez commandés lors de la recherche de fonds pour la dernière BD? Merci de signaler s'il devait y avoir un oubli....

Programme vite fait :
Le week-end du 13 janvier, à PAU
je jouerai mon « papashow » dans une salle de spectacle.

Le week-end du 20, à Pontarlier
et avant dans les écoles (lycée) et je dédicacerais dans l'HyperU et en librairie.
http://www.auderset.com/news/le-papa-show-a-pontarlier

Le 3 février, je serai sur Fribourg.

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Les noix de cajou

  Meilleur ami
 Jésus est incontestablement mon meilleur Ami. Bien qu’invisible, Il est la personne avec qui je partage le plus de temps de qualité dans une journée.
Mon deuxième meilleur ami a longtemps été Benjamin, mon fils*. Je ne sais … More… More…

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Je me ballade dans une forêt au-dessus de Valence et passe vraiment un super moment avec Dieu...

 

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La foret de Valence en décembre

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